Cet article étant très long, je vous propose un petit résumé. Cela dit, les pages scannées du magasine sont disponibles sur
http://candycanechildren.com/News/article/sid=45.html.
L'interview a été réalisée le 16/10 à Paris juste avant le concert du Zénith. L'auteur revient sur le succès d'Elephant mais aussi et surtout sur les évènements facheux ayant eu lieu à la même époque : accident de voiture, bagarre avec Jason des Von Bondies, rupture avec Renée Zellwegger suivi de près par le mariage de celle-ci. Jack parle beaucoup de ce qu'il n'aime pas ou plus : le public américain, la célébrité, Détroit, la presse et les technologies modernes. Du coup, qu'est-ce qu'il aime ? "J'attends avec impatience de jouer en Angleterre". Et pouf ! Replainte : "Les publics nord-américains ne fournissent absolument aucune énergie". Selon lui, et il faut avouer qu'il n'a pas tort, on ne va pas à un concert comme on va au cinéma : "J'ai fait un concert, pardon ! nous avons fait un concert à Providence et j'ai joué Saint James' Infirmary Blues sur l'orgue du théâtre dans la fosse à orchestre avec un maquillage mortel vaudou. Visage squelettique paint et chapeau melon. Puis, immédiatement après nous sommes partis dans un rock hyper rapide pendant 20 mn. Mais rien de tout cela n'a fait de différence pour personne". Fais ça en France Jack et tu verras la différence ! (Oui, je suis un peu chauvine !) "Des fois ils sont tellement mauvais que Meg et moi devons ignorer le public et jouer uniquement l'un pour l'autre. Mais ce n'est pas drôle de faire ça. Ce n'est pas excitant, ce n'est pas inspirant, ce n'est pas intéressant. Et nous ne l'avons jamais fait en Amérique du Sud". Il aimerait pouvoir partir au bout de 15 mn mais avec la notoriété, il ne peut plus. Pour lui, cela viendrait du fait que les fans nord-américains sont trop gâtés, on leur donne trop de choix : comme il y a de plus en plus de concerts, il y a saturation, les gens sont limites blasés. De là vient sa haine pour internet. Le net gâcherait le suspens d'une sortie d'album, de single ou de clip. "Par exemple, nous travaillions sur la vidéo de The Denial Twist avec Michel Gondry et un trou du cul de figurant a été en ligne le jour suivant et a dit à tout le monde ce qu'il y avait dans la vidéo. Il n'avait absolument aucun droit de faire ça et pourtant c'est arrivé parce qu'internet existe".
Mais sa méfiance envers internet repose sur une autre raison : lors de son accident de voiture, Jack conduisait une Ford. Sur internet, c'est devenu une Porsche (la Ford n'étant pas jugée assez "rock'n'roll"). Selon Jack, écrire son opinion sur ineternet est dangereux car les gens ne réalisent pas le pouvoir des mots écrits, que "ce qu'ils écrivent sur ces ordinateurs peut avoir une influence sur la vérité à travers le monde entier".
L'article revient sur l'album produit par Jack en 2001 "Sympathetic Sounds of Detroit" qui regroupent les meilleurs groupes de la ville. Il s'agissait d'un acte d'amour envers ces groupes qu'ils voulaient faire connaître. Après la bagarre avec Jason, l'amour que Jack portait à Détroit s'est évaporé : "Je crois que Detroit c'est fini. Je suis fatigué d'essayer de rendre mon voisinage confortable. Ce n'est plus sain d'habiter là-bas - comme ça ne devait pas être sain pour les Beatles de rester à Liverpool".
L'article dérive sur sa vie privée : comme se passe sa vie maritale. Jack, of course, ne répond pas. Puis "est-ce que le fait de devenir père va changer des choses pour le groupe ?" Jack soupire audiblement "Oh mon Dieu ! Je ne sais pas , je ne sais vraiment pas. Posez-moi une autre question."
L'interview se termine sur la pub pour Coca avec les réponses que l'on connaît.
L'article a vraiment été centré sur le malaise de Jack, soit cette orientation a été recherchée soit Jack n'est pas trop à l'aise dans ses baskets, pour reprendre l'expression du journaliste. Il ressort de cet article un Jack angoissé, limite misanthrope et sans amis : "Je ne sais pas qui sont mes pairs ni où ils sont. Peut-être dans des tombes." Sympa ! Enfin, il faut espérer que le public français l'a revigoré !